...J'aurai pourtant tout tenté & tu es revenue. Mea culpa..

...J'aurai pourtant tout tenté & tu es revenue. Mea culpa..
Satisfaction, si peu qu'elle soit, est bonne à obtenir.


Tu te retrouves par terre, les genoux en sang. Tu comprends vite. Tes tripes t'étouffent, tant mieux, ton souffle m'exaspère. Le sentir courir le long de mon cou me paralyse. Ton regard pleure la mort et mon sourire s'élargit. C'est mieux que tout, mieux qu'on n'se l'imagine. J'avais pourtant toutes mes raisons, tu avais toutes les tiennes. Pourquoi n'as tu pas pris conscience plus tôt ? Mon sourire se crispe, ce n'était que ce foutu rêve. Et ça recommence toutes les nuits, à croire que ça me hante. Le jour où je me satisferait de si peu, si peu qu'est ta mort. C'est pas que je te veuille du mal, c'est bien pire désormais.

Maëliss P.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 14:25

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 11:53

Rebelote.

Rebelote.


Rebelote. Tout comme l'humanité n'a pas de mémoire & répète sans arrêt les mêmes erreurs, je ne tire pas profit des miennes. Et elles reviennent, sans cesse. Même inconscience, même abandon total, même confiance aveugle, même naïveté affligeante & mêmes déceptions chroniques. Rebelote.Car je suis prisonnière de ce présent qui subit les erreurs de son passé & voit son son futur toujours trop loin.& puis merde à la fin, je stagne et n'avance pas. Ou plus. Idiotie malvenue. Un pas en avant et j'tombe à plat. Déformation de naissance,, atrophie d'la partie méfiance & surdéveloppement d'celle appelée amour ou confiance. J'creverai d'insouscience, m'asphixirai de déception & je finirai le c½ur piqué de ronces.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 05:35

Modifié le lundi 16 novembre 2009 00:50

۰•●• Cervelle bouffée par la propagande. Je ne voulais pas.. •●•

۰•●• Cervelle bouffée par la propagande. Je ne voulais pas.. •●•


Notre manière de vivre est l'Extase.Notre nourriture est l'Amour. Notre obsession est la Technologie. Notre religion est la musique. Notre monnaie d'échange est le Plaisir. Notre politique est l'Amitié. Notre utopie se réalise Ici et Maintenant. Vous pouvez nous haïr. Vous pouvez nous disperser. Vous pouvez ne pas comprendre. Vous pouvez pas connaître notre existence. Nous avons l'espoir que vous ne nous jugerez pas,parce que nous nous n'oserons pas.Nous ne sommes pas des criminels. Nous ne sommes pas désillusionnés. Nous ne sommes pas accrocs a la drogue. Nous ne sommes pas des enfants naïfs. Nous formons une gigantesque tribu qui transcende la société humaine,légaliste,géographique et historique. Nous sommes une seule masse. Nous sommes La Masse. De loin l'écho d'un rythme étouffé mais étourdissant ,comparable aux battements de c½ur d'une mère apaisant l'angoisses et les craintes de son enfant existant en son sein de béton,de métal et de câbles électriques. Finalement, nous réintégrons l'environnement chaleureux,humide et obscur de la Matrice,en acceptant cette vérité: tous, nous sommes unis au-delà des apparences. Notre ennemis est l'Ignorance. Notre arme est l'information. Notre finalité est la Création. Notre volonté est de provoquer et de démanteler l'ordre institué qui nous empêche de célébrer pleinement la Vie. Pendant que vous interdisez certaines célébrations,lors de certaines nuits,dans certaines villes,dans certains pays ou continents, sur cette merveilleuse planète, nous savons que vous ne pourrez jamais mettre un terme a la célébration universelle. Vous n'aurez jamais l'accès à cet interrupteur. La musique n'arrêtera jamais. Les pulsations cardiaques ne faibliront point. Les célébrations se poursuivront éternellement...


Maëliss P.
J'vrille un peu quand j'vois tout ça. Il faudrait peut-être commencer à vivre.

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 11:39

Léthargie tenace .

Léthargie tenace .
Elle était dans un broyeur mécanique à longues dents d'acier capable de transpercer ses émotions les plus intimes. Les mots s'enfonçaient, larges tranches de verre, vidés de sens mais surchargés de leur pouvoir. Elle était enfermée et se cramponnait. Son père l'engueulait d'une colère formidable, une frustration tournée contre elle, il l'a passait au lance-flamme ; l'incendiait.
D'habitude elle avait ses trucs, ses aises et ses machins pour encaisser l'affaire, mais , prise à ce moment là, le cerveau dérouté au LSD, elle avait pu visualiser les coup de poing portés au mental, certaines parties irrémédiablement défoncées.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 15:35

Rien de grave.

_____Et j'en ai marre, en même temps, de faire attention. J'en ai marre de la myopie, de la surdité, du mutisme. Mais j'en ai marre, marre aussi d'être enfermée en moi avec tous ces sentiments que j'ai proscrits, tous ces mots que je ne veux plus dire, plutôt mourir que de les dire je me dis, à la casse les mots d'occasion déjà servis, c'est comme mon c½ur, et mon corps, eux aussi ils sont d'occasion, eux aussi ils ont aimé, souffert, et alors ?Je ne vais pas me réincarner , ni me glisser dans l'âme d'une autre, ils sont là ces mots, de toute façon, ils sont dans ma gorge, tu crois quoi idiote ? Tu crois vraiment qu'il ne les entend pas ces mots d'amour que tu dis pas ? J'ai honte, et j'ai honte d'avoir honte. J'ai honte de les penser, les mots, et encore plus honte de ne pas pouvoir les dire. J'en ai marre de ce froid en moi. Marre de ne plus jamais avoir chaud ni mal. Marre de passer a coté de la vie, du bonheur, du malheur, des gens, des corridas. Merde la fausse vie. Merde le noir, le silence, l'anesthésie, les chats, les jeans. Faut arrêter de pas vivre. Faut arrêter de pas pleurer. Faut arrêter la rétention des larmes, ça va me donner de la cellulite dans le visage, à force. Faut que j'arrête d'avoir peur d'être vivante. Chaque fois que je met la radio forte dans sa salle de bain, Arthur sait que je vais pisser. Faut arrêter l'amour sublime, les amants beaux et noble et parfaits. Le matin on est chiffonné, on a mauvaise haleine, c'est comme ça faut accepter, c'est ça aussi la vie. La vie c'est qu'un jour je le quitterai, ou il me quittera. Je préfèrerai le savoir avec quelqu'un quand il en aura marre de moi, et ce sera triste, mais ce ne sera pas tragique. Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu'on oublie pour moins souffrir ou qu'on mélange avec ceux des autres ou avec des mensonges. La vie c'est un brouillon finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature et quand c'est à peu près propre c'est fini, on a plus qu'a partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave.

Maëliss P.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 05:34

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 15:42